Biographie de l’auteur :

L’Association des collèges et universités de la francophonie canadienne (ACUFC) regroupe 22 collèges et universités de la francophonie canadienne. Leur vision : accroître l’accès à l’enseignement postsecondaire en français pour établir un réel continuum de l’éducation en français, de la petite enfance au postsecondaire.


Depuis plusieurs mois, certaines étudiantes et certains étudiants se demandent si ça vaut la peine de faire des études collégiales ou universitaires cet automne dans le contexte de la pandémie de Covid-19. 

D’après Lynn Brouillette, présidente-directrice générale de l’Association des collèges et universités de la francophonie canadienne (ACUFC), les responsables des programmes de formation en français mettent tout en œuvre pour offrir un environnement où les étudiantes et étudiants pourront apprendre et s’épanouir en toute sécurité. Pour plusieurs étudiantes et étudiants, la santé est le facteur le plus important lorsqu’ils envisagent de fréquenter l’université en septembre. Mme Brouillette les comprend :

« La santé, physique ou mentale, est la priorité absolue. Chaque personne doit se renseigner et prendre sa décision en fonction de sa propre situation. »

Dans plusieurs collèges et universités membres de l’ACUFC, l’apprentissage en ligne est une composante essentielle du plan qui vise à protéger la santé de la population étudiante. À l’Université Simon Fraser (SFU), dans la grande région de Vancouver, en Colombie-Britannique, presque tous les cours seront offerts en ligne. Myriam Devlin étudie la science politique en français dans le French Cohort Program en affaires publiques et internationales. Elle ne croit pas que la pandémie doive dissuader les étudiantes et étudiants de s’inscrire aux études postsecondaires : « Même si c’est en ligne, c’est quand même une expérience académique et francophone. On apprend des choses, on s’améliore et on se développe. C’est juste un autre défi. »

Gino LeBlanc, professeur à la Faculté d’éducation et directeur du Bureau des affaires francophones et francophiles (BAFF), abonde dans le même sens : « Certaines parties des cours seront offertes en temps réel pour favoriser les interactions en français entre les étudiantes et étudiants et les professeurs », explique-t-il. Les étudiantes et étudiants ne devraient donc pas s’inquiéter de la qualité des cours et des programmes de formation offerts à distance, selon lui.

Lorsqu’on lui demande si la poursuite d’études en français est toujours un bon choix en ces temps difficiles, Mme Brouillette répond de manière catégorique : « le bilinguisme est enrichissant! ». En 2018, une étude du Conference Board du Canada a démontré que les travailleuses et travailleurs bilingues sont valorisés par leurs employeurs et que leur salaire annuel est plus élevé que celui des employés unilingues. Myriam Devlin, qui est diplômée du programme d’immersion de l’école secondaire Reynolds à Victoria, en Colombie-Britannique, reconnaît également l’importance de poursuivre ses études postsecondaires en français : « En douzième année, je me suis rendu compte que souvent, après le secondaire, les gens arrêtent de parler français et ils le perdent. Je continue à améliorer ma fluidité pour des postes internationaux ou avec le gouvernement. Je veux être capable de m’exprimer d’une manière plus professionnelle et efficace. »


Programme de bourses FLS

La poursuite d’études en français comporte des avantages intéressants. Le nouveau Programme de bourses d’études postsecondaires en français langue seconde, administré par l’ACUFC et financé par le gouvernement du Canada, a été lancé en avril dernier. Les Canadiennes et Canadiens francophiles qui débutent leur première année d’études dans un programme de formation postsecondaire peuvent recevoir une bourse de 3 000 $ si elles ou ils étudient en français, et ce, peu importe si leur programme est offert sur le campus ou en ligne. Pour obtenir de plus amples renseignements sur ces bourses d’études postsecondaires en français langue seconde, visitez acufc.ca/boursesfls.



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