Rédaction - Diane Bouguem

En route pour le commerce équitable!

Il est connu  que les habitants des  pays en voie de développement vivent dans des conditions misérables où sévissent plusieurs maux. Le minimum vital est un luxe,  les droits de la personne sont bafoués  et l’exploitation humaine est abusive. Beaucoup de personnes se sentent impuissantes devant cette situation. Pourtant nous, résidents du Canada ( pays développé), avons le pouvoir de changer les choses. C’est pour cette raison que de nombreuses organisations proposent des actions concrètes qui aident à améliorer les conditions de vie des personnes vivant dans les pays du tiers monde. Il y a entre autres l’ACDI (Agence canadienne de développement international) et  Développement et Paix qui œuvrent pour la réduction de la pauvreté.
Le commerce équitable est aussi un excellent moyen de venir en aide aux pays du Sud. En tant que Superministre de l’engagement du Canada, je compte sensibiliser les jeunes et la population en général aux bienfaits de cette forme de commerce, pousser les jeunes à éduquer leur entourage à ce sujet et aussi encourager la vente et l’achat des produits équitables pour permettre à ces producteurs d’accéder à de meilleures conditions de vie.

C’est bien connu, les jeunes sont l’avenir de demain. C’est la raison pour laquelle une bonne sensibilisation des jeunes est indispensable. Ces-derniers doivent connaître et comprendre l’importance du commerce équitable dans le monde. La première méthode efficace pour le faire est de leur partager nos expériences. En 2006, lorsque j’étais à l’école secondaire Saint-Laurent, à Montréal, j’étais activement impliquée dans une campagne d’Amnistie International qui consistait à faire signer des pétitions pour encourager le commerce équitable et à informer mes camarades des bienfaits de cette cause. J’ai été particulièrement  marquée un extrait d’une brochure d’information, où un jeune Africain d’environ dix ans déclarait avoir arrêté l’école pour aider son père dans les plantations de cacao. Ce qui m’a le plus interpellée dans ce témoignage est le fait que celui-ci affirmait n’avoir jamais manger du chocolat, faute de moyens financiers. Ce cas n’est  malheureusement pas isolé. Il est dommage que les pays riches ne se soucient pas assez de ces petits producteurs. Aujourd’hui encore, de nombreux pays développés exportent leurs produits d’un petit nombre d’entreprises qu’ils se chargent de subventionner. « Ce privilège encourage la surproduction, enlève leurs moyens de subsistance à des millions d'agriculteurs pauvres dans les pays en développement et dégrade l'environnement.  » Si nous avons les moyens de changer les choses, de les améliorer, pourquoi ne pas le faire ? Le programme du commerce équitable vise justement à réaliser des améliorations. Par ce type de commerce, les petits producteurs peuvent écouler leurs produits et obtenir le salaire qui leur est dû. Il parviennent alors à s’alimenter normalement (ce qui réduit le nombre de personnes sous-alimentées) , à  se faire soigner (ce qui pourra baisser le taux de mortalité), à avoir de l’eau potable, d’où la diminution du nombre de personnes atteintes des maladies causées par l’eau polluée. Ces agriculteurs pourront par conséquent  entretenir leurs familles. Ainsi, il y aura moins de personnes qui auront besoin de se prostituer pour vivre et donc moins de SIDA et de MST dans les pays du sud. Les enfants de ces familles iront à l’école pour s’instruire. Cette initiative réduira de fait le taux d’analphabétisme, assurera la relève du pays et son développement futur. Ce programme « permet à plus de 4 millions de producteurs de se sortir quotidiennement de la pauvreté et de vivre dignement de leur travail, faisant vivre plus de 7 millions de personnes.  »

En gros, L’équité commerciale permettra aux pays en voie de développement d’être moins pauvres, donc moins dépendants des pays du nord. En achetant les produits équitables, le consommateur est sûr d’acheter des produits éthiquement acceptable, de participer à la suppression des inégalités dans le commerce international, d’accéder aux produits de qualité supérieure  et de contribuer à la santé de l’environnement, car « Le système de commerce équitable récompense les producteurs qui utilisent des méthodes respectueuses de l’environnement  », il encourage les agriculteurs et les artisans à utiliser peu ou pas de produits nuisibles à l’environnement. Cette organisation permet aussi d’éviter la surproduction et le gaspillage qui vient avec et s’assure du respect des droits de la personne.

La seconde méthode que j’utiliserai, en tant que Superministre de l’engagement, sera d’inciter les jeunes à sensibiliser leur entourage aux bienfaits du commerce équitable. Pour y arriver, j’aurai des employés et employées  qui iront dans des écoles faire des campagnes afin de pousser les jeunes à s’intéresser au commerce éthique. Les intéressés seront envoyés, pendant les vacances d’été, dans les pays en voie de développement. Ils iront dans les plantations, chez les petits producteurs et les artisans, observer leur mode de vie, comparer la vie chez  ceux qui bénéficient de ce  programme et chez ceux qui n’ont pas ce privilège. Ils réaliseront des films et tous les participants à la réalisation de la vidéo recevront un salaire. À leur retour, ils feront un compte rendu de leur périple  lors d’une réunion avec l’équipe responsable du projet. Celle-ci leur fournira des outils avec lesquels ils iront dans les écoles, quand ils le pourront, présenter aux autres jeunes les micro-projections  qu’ils ont tournées et leur raconter leurs expériences. De cette manière, d’autres jeunes pourront ressentir le besoin d’adhérer à ce « chantier ».

Je me servirai de plusieurs autres moyens: la publicité, les reportages télévisés et les discussions. Pour la première, à savoir la publicité, elle sera faite par les jeunes avec l’aide d’une équipe spécialisée pour informer leurs pairs des bienfaits de ce commerce éthique et pour les amener à prendre conscience de leur pleine potentialité. Pour ce qui est des reportages, ils présenteront au public des comparaisons entre la vie des bénéficiaires  du programme d’équité commerciale et celle des non bénéficiaires. Ces émissions permettront aussi de présenter les actions concrètes que le programme accomplit.  Les discussions, quant à elles, permettront aux jeunes qui ont voyagé pendant les vacances d’exposer, au grand public ce qu’ils ont vu dans ces pays. Ils pourront discuter avec d’autres personnes des idées et des suggestions à considérer pour mieux aider les agriculteurs pauvres.
Grâce à toutes ces stratégies, le message passera et les jeunes à se rallieront à cette juste cause.

Comme troisième moyen, mon équipe et moi encourageront l’achat et la vente des produits équitables. Actuellement au Canada, ceux-ci sont généralement  plus coûteux que les autres types de produits. Avec les pouvoirs qui me sont conférés, je ferai en sorte que cette situation change, que les produits équitables aient les mêmes prix que les produits courants.  Ceci se fera par la suppression des taxes sur les produits équitables, des subventions aux producteurs qui entraîneront la réduction des coûts de production, donc des coûts d’achat. Ainsi, tous ceux qui le voudront pourront s’en procurer sans nécessairement payer plus cher que les autres consommateurs.

En appuyant les organismes déjà connus comme Equiterre, Equita, TransFair, etc., je les rendrai plus populaires. Ainsi , elles continueront à faire de la publicité relative aux produits équitables et à sensibiliser la population.
Je favoriserai aussi l’entrée des produits équitables et la création des « magasins équitables » dans le pays afin qu’on les retrouve plus souvent dans les marchés, qu’ils soient accessibles et connus de tous. Les consommateurs feront donc leurs choix sans être contraints d’aller chercher leurs produits plus loin qu’ils ne le devraient.
 
En bref, si les produits équitables sont plus abordables, ils seront plus consommés et cela favorisera l’équité commerciale.
                                                                                           
Somme toute, le commerce  équitable est une forme d’échanges juste entre les pays du nord et ceux du Sud. C’est une belle occasion pour les pays pauvres d’arriver à un développement durable . il permet aux petits producteurs de satisfaire à leurs besoins vitaux. Le jeune qui a compris cela voudra certainement embrasser cette cause, lutter pour elle et convaincre d’autres individus de faire de ce concept leur cause afin que des millions de citoyens améliorent leurs conditions de vie. Pour encourager la consommation de ces produits, la réduction des coûts, la publicité et l’accessibilité desdits produits au grand public permettront d’atteindre cet objectif.
Comme nous pouvons le constater, la réalisation de cette cause est conditionnée par une très grande détermination. Nous ne pourrions remédier à la pauvreté et aux inégalités dans le monde qu’en posant, chacun à son petit niveau, une action - fut-elle minime. En agissant ainsi, chacun de nous pourra contribuer à la réalisation d’un monde économiquement plus juste. D’ailleurs n’est-ce pas la somme de ces petites entreprises qui pourra faire une grande différence dans la vie de milliers de partenaires commerciaux? Puisse mon accession au poste de Superministre de l’engagement me permettre d’accomplir cette «noble» ambition. 

Bibliographie

Abolissons la pauvreté, Rendre le commerce équitable,
 (http://www.makepovertyhistory.ca/fr/enjeux/rendre-le-commerce-equitable), mis à jour le 28 septembre 2008, consulté le 11 décembre 2008.

Equiterre. Le programme de commerce équitable,
( http://www.equiterre.org/equitable/index.php), date de mise à jour non disponible, consulté le 11 décembre 2008.

Uniterra. Sur les campus, (http://www.uniterra.ca/uniterra/fr/campus/passez_a_l_action/2007_08/introduction_au_commerce_equitable__uniterra_et_le_developpement.html), date de mise à jour non disponible, consulté le 11 décembre 2008.

TransFair Canada. Avantages, http://transfair.ca/fr/benefits, mis à jour le 27 Octobre 2008, consulté le 11 décembre 2008.

[Anonyme]. Encyclopédie de l’agora, « commerce équitable », http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Commerce_equitable
 mis à jour le 25 mai 2006, consulté le 11 décembre 2008.

Centre d’étude et de coopération internationale. Reconnaître les produits certifiés équitables, « ttp://www.ceci.ca/ceci/fr/medias_et_information/karite/karite_certifie_equitable.html », date de mise à jour non disponible, consulté le 11 décembre 2008.

 

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