Publié par French for the Future and David-Marc Newman, le 09 août 2010
Dans l'Huronie, on peut trouver, si on le cherche bien, le petit village francophone de Lafontaine, tout près de Penetanguishine. Là depuis des générations, une communauté canadienne-française maintient sa langue et sa culture, son école, sa caisse populaire et son église. Depuis quelques années les habitants ont organisé, au mois de juillet, le Festival du Loup, pour mettre en valeur leur histoire et leur communauté. Festival du Loup parce qu'un loup serait, à y croire les légendes, venu à Lafontaine au début du siècle dernier terroriser le bétail. Pour lire la légende, cliquer ici.
Le 10 juin, j'ai assisté au concert des Vulgaires Machins à Toronto dans le cadre de la Franco-Fête, là, j'ai rencontré Réjean, Marc-André et Samantha, qui venaient de Lafontaine. Ils m'ont parlé du festival et j'ai tout de suite décidé qu'il fallait que je m'implique. J'ai donc offert d'aider comme bénévole.
Quand je suis arrivé à Lafontaine, on pouvait déjà constater des silhouettes de loup peinturées et installées le long de la rue Lafontaine, d'un bout à l'autre du village. Sur les trottoirs, des traces de loup...

Le loup et ses traces sur un trottoir.
Dans la salle paroissiale, un musée vivant mettait à l'honneur l'histoire de quatre familles fondatrices de Lafontaine. Tout était prêt pour nous mener jusqu'au Parc Robert Robitaille pour que le festival commence avec un conte et de la musique de Stéphane Guertin et Jean-Marc Lalonde. En soirée Chuck Labelle, le Cowboy franco-ontarien. Le samedi, en matinée des kiosques d'associations locales et d'artisans se sont installés et des jeux organisés pour les enfants. Toute la journée des musiciens jouent sur l'estrade. Mais la vedette, le samedi soir, c'était Damien Robitaille, un chanteur de Lafontaine qui commence à percer au Québec. Un concert tout à fait inoubliable.

Damien Robitaille en concert (photo: David-Marc Newman)
Cette fin de semaine m'a permis de voir travailler une communauté entièrement bénévolement pour montrer que la culture canadienne-française en Ontario, ce n'est pas juste l'affaire des grands organismes de Sudbury ou d'Ottawa, mais qu'il existe une culture vivante, qui implique tous et toutes. Ce n'est peut-être pas aussi grand que le Festival franco-ontarien ou Ontario Pop, mais on y voit une authenticité remarquable. Tant qu'il y aura des Festivals du Loup, on n'aura pas à craindre la disparition de la francophonie ontarienne.