JE SUIS MON ADVERSAIRE DANS LE JEU DE LA VIE

By: Deanna Mirlycourtois

Deanna's essay won her a $20,000 scholarship to study at the University of Ottawa!


«En éliminant tout esprit de compétition avec des adversaires, il est très bon de vouloir essayer de se dépasser soi-même. (1)»

Être en compétition avec soi-même, c’est la forme ultime de la compétition. La compétition pourrait être comme le décrit Charles Darwin dans la théorie de l’évolution. Celle-ci implique que la lutte de l’existence : « […] conduit à la survie des individus et des espèces les mieux adaptés à leur milieu. (2)» Cette théorie, qui crée un lien à l’instinct de survie, a certainement évolué au long des années. Mais, c’est évident que la compétition fera toujours partie de notre vie quotidienne et même de notre société que l’homme ne peut éviter. La clé par contre, est de savoir changer cette pensée de «chacun pour soi» et de «je serai la meilleure au monde» à une pensée plutôt introspective. Afin de développer cette habilité, il faut avoir les qualités suivantes: la passion, l’éthique de travail, la gestion du temps et une bonne perspective sur la vie. En changeant notre façon de penser, la compétition avec soi-même peut être une force, la plus motrice dans notre vie. Cela nous aide à fixer des objectifs et avoir plus d’ambition pour notre avenir. De plus, en voulant toujours s’améliorer, cela amène sûrement le succès pour plusieurs.

Tout d’abord, chaque être vivant cherche une façon de se développer dans l’environnement où il se trouve, car la compétition c’est « […] l’expression naturelle du désir d’exceller. (3)» Mais, pourquoi nous comparer aux autres ? Il faut croire que dépasser nos propres limites et nos habiletés est beaucoup plus important que dépasser celles des autres. Après tout, ce sera avec nous-même que nous serons en compétition pour l’éternité. Cette compétition interne agira comme motivation intrinsèque pour nous permettre d’atteindre notre meilleur. Dans ma vie, en étant une joueuse de baseball de douze années d’expérience, j’ai eu la chance de mettre en jeu cette philosophie. Chaque saison, j’essaie d’améliorer mes statistiques de l’année précédente. J’entre dans le jeu avec l’intention de jouer le mieux possible. Souvent, l’équipe gagnante d’un jeu de baseball obtient la médaille soit par chance ou soit à cause des erreurs de l’autre équipe. Donc, c’est pour cette raison que je ne base pas mon succès sur celui des autres. En voulant toujours me surpasser, je suis même motivée pendant l’hiver à rester en bonne forme. Alors, pour cela, je m’entraîne quelques fois par semaine. Ibrahim Elfiky a également mentionné dans son livre (Les 10 clés de la réussite) que : « [...] la motivation intérieure est la plus puissante et la plus durable. (4)» On a tous une influence positive sur notre propre avenir lorsqu’on travaille continuellement à devenir le meilleur de nous-mêmes.

Ainsi, quand on est motivé, on ne peut qu’avoir de bons résultats et du succès lorsque l’on passe à l’action. La compétition avec soi-même peut nous donner le pouvoir de nous fixer des objectifs personnels et de les réaliser. On veut tellement réussir et améliorer nos talents qu’on pense toujours à l’avenir. Nos plus grandes limites sont celles que nous nous imposons. C’est important de penser de cette manière pour être capable de se surpasser. Après avoir établi des objectifs, il faut passer à l’action. Le Dr Robert Schuller a dit un jour : «Vous ne gagnerez jamais si vous ne commencez jamais. (5)» En voulant m’améliorer constamment, j’ai commencé à me fixer des buts dès mon très jeune âge. À l’école, surpasser mes travaux et mes réussites précédents étaient toujours une de mes préoccupations. Maintenir une moyenne académique plus haute que 90 % était aussi un aspect important. Ceci n’était pas pour dépasser mes amis ou pour plaire à mes parents mais pour me prouver que si je le voulais, je le pouvais. Même aujourd’hui je me lance plusieurs défis l’esprit ouvert. J’ai récemment accepté un poste de gérance à mon emploi. Avant d’accepter, j’ai dû travailler très fort pour suivre les pré-requis d’apprentissage. Ceci était un défi parce qu’en même temps, je balançais aussi mes études, mes sports et mon travail d’intérêt publique. Depuis la 9e année, en voulant me surpasser, j’ai fait environ 200 heures de bénévolat. J’ ai toujours voulu faire une différence dans ma communauté. Mes implications dans plusieurs comités scolaires, l’organisation TJ’s Gift, World Vision et le Festival du Voyageur m’ont aidé à me rendre compte qu’il n’y a pas de frontière à ce que je peux devenir. La compétition que j’ai avec moi-même, m’a poussé à faire une différence. De plus, en me fixant des buts, il n’y a aucun doute que je puisse me rendre très loin et faire tout ce que je désir.

En dernier lieu, quelqu’un qui possède un regard compétitif à sa vie renferme tous les outils nécessaires au succès. La devise : «In Omnibus Excelsio» en latin signifie «En tout, l’excellence. » En exécutant les bons mouvements et en prenant de bonnes décisions, nos buts seront accomplis. Dans le passé, j’ai été étudiante de l’année en 7e et 8e année. De plus, depuis la 9e année, j’ai gagné le prix du directeur pour ma haute moyenne académique. J’étais aussi récipiendaire du prix Centre-Aide pour mon bénévolat en 2008-2009. Lorsque je pense à mon avenir, je me vois en train d’accomplir mes rêves. L’année prochaine, j’aimerais entrer dans la faculté des sciences de la santé à l’Université d’Ottawa. Étudier en immersion dans une nouvelle ville sera sûrement un défi. Mais, avoir la chance de faire mes études dans la ville capitale de mon pays sera aussi une occasion incroyable qui m’ouvrira plusieurs portes. Comme a dit Guy Samson dans son livre (Règles infaillibles pour gagner au jeu de la vie) : «Le courage, c’est l’étincelle qui marque le départ pour la grande expédition de la croissance personnelle. (6)» En ayant la confiance en soi-même, le courage et en fixant des buts personnels, le succès sera inévitable. Enfin, c’est le processus de se développer et de raffiner ses compétences, et non le résultat final qui nous permettra de faire une différence dans le monde. Avec un tel succès, comment est-ce que la compétition avec soi-même ne sera pas utile ? Sans ceux qui détiennent ce désir imbattable de surpasser leurs propres habilités, le monde serait-il le même ?


NOTES EN FIN DE TEXTE

(1) Zora, A mort le sport-spectacle et la compétition!,Mutations-Radicales, France, 2008.
http://www.mutations-radicales.org/A-mort-le-sport-spectacle-et-la.html
(2) Martin Godon, La théorie de l’évolution, Collège du Vieux Montréal,2003,
http://www.cvm.qc.ca/encephi/contenu/articles/evolution.htm
(3) Jean Garneau, Compétition saine et malsaine, La lettre du psy, Québec, Janvier 2001.
(4)Ibrahim Elfky, Les 10 clés de la réussite, Montréal, Les Éditions Transontinental inc, 1997, p. 18.
(5)Ibrahim Elfky, Les 10 clés de la réussite, Montréal, Les Éditions Transontinental inc, 1997, p. 61.
(6)Guy Samson, Règles infaillibles pour gagner au jeu de la vie, Québec, Les Éditions Quebecor, 2000, p.124.


BIBLIOGRAPHIE

ALBERONI, Francesco. Les envieux, Paris, Garzanti Editore, 1991, p.99-109
COVEY, Stephen R. Les sept habitudes, Paris, Éditions générales first, 1996.
DUCASSE, François. Champion dans la tête, Québec, Les Éditions de l’Homme, 2003
ELFKY, Ibrahim. Les 10 clés de la réussite, Montréal, Les Éditions Transontinental inc, 1997, p. 18,61.
GARNEAU, Jean. Compétition saine et malsaine, La lettre du psy, Québec, Janvier 2001.
GODON, Martin. La théorie de l’évolution, Collège du Vieux Montréal, 2003,
http://www.cvm.qc.ca/encephi/contenu/articles/evolution.htm
MILLER, Saul. Exceller sous pression, Québec, Les Éditions de l’Homme, 1993
SAMSON, Guy. Règles infaillibles pour gagner au jeu de la vie, Québec, Les Éditions Quebecor, 2000
ZORA. A mort le sport-spectacle et la compétition!, Mutations-Radicales, France, 2008.
http://www.mutations-radicales.org/A-mort-le-sport-spectacle-et-la.html

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