Ashleigh Racine's Essay

L’apathie domine de tous côtés

Pourquoi les jeunes ne s’intéressent-ils pas à la politique?

Nous résidons au Canada et, de ce fait, nous profitons, selon toutes les normes mondiales, d’une grande liberté. Le pouvoir de choisir existe, içi, beaucoup plus qu’ailleurs. On pourrait donc se demander si la population canadienne réalise à sa juste valeur la chance qu’elle a. On pourrait également se pencher sur les raisons pour lesquelles de nombreuses personnes, en particulier les jeunes de 18-25 ans ne s’intéressent pas à la politique. Est-ce une question de paresse? Une question d’indifférence totale? Ou bien est-ce parce qu’ils manquent d’information pour bien comprendre les situations en jeu? En fait, il n’est pas possible que le problème ne réside que dans les individus; ils sont le produit de la société. Il faut d’abord évaluer l’effort demandé par ceux chargé d’éduquer les jeunes canadiens au sujet de la politique : le gouvernement, les parents et les partis politiques.

L’éducation au niveau élémentaire et niveau secondaire est un service fourni par l’État. En Ontario, les parents ont, légalement, la responsabilité d’assurer que leurs enfants reçoivent une éducation à partir de l’âge de 6 ans jusqu’à 16 ans.  Il est incontestable que les jeunes passent une immense partie de leur vie dans un milieu d’apprentissage. Les connaissances acquises devront leur servir le reste de leur vie.

Suivant cette période d’éducation obligatoire, ces jeunes recoivent le droit de vote (à l’âge de 18 ans); sont-ils preparés à porter cette nouvelle responsabilité? Le curriculum en Ontario au niveau secondaire n’exige qu’un seul crédit de cours portant spécifiquement sur la politique : CHV 2O,  soit le cours sur la citoyenneté.

Ce cours est défini dans l’édition 08.09 du prospectus  comme étant un cours qui offre à l’élève la découverte des éléments de la démocratie et prendre connaissance de le complexité de la vie démocratique dans notre société pluraliste. Le cours permet aussi d’appliquer sa pensé critique et créative dans le processus de résolution de problèmes et de prise de décisions pour explorer différentes façons d’être un citoyen actif et responsable. Bref, ce cours semble satisfaire plusieurs aspects de la politique. Cependant, est-il réellement possible d’enseigner une matière aussi complexe que les divers aspects de la politique en un demi semestre; soit 55 heures?

Contrairement aux sociétés européenes, qui accordent beaucoup de valeur aux cours de sciences sociales, celles de l’Amérique du Nord ne semblent pas leur donner autant de prestige; c’est surtout les cours de sciences pures et de mathématiques qui prennent le dessus. En vérité, ces deux sujets ont leur place dans notre société et devrait être aussi bien représentées. Il faut d’abord changer l’opinion publique et assurer que des crédits de droit, de politique, d’histoire ainsi que de philosoplie soient aussi valorisés
qu’un crédit de chimie ou de mathématiques avancées. Curieux que les cours qui aident la société à s’agrandir, à consommer davantage, sont favorisés par rapport à ceux qui tentent de régler les problèmes existants.

D’ailleurs, il ne faut pas non plus oublier que l’apprentissage se fait également à l’extérieur des institutions éducatives. Même si les jeunes passent une grande partie de leur vie à l’école, ils font leurs premiers apprentissages grâce à ce qu’ils observent de leurs parents. Les parents continuent à représenter pour eux des influences importantes lors de la contruction identitaire. Il est essentiel que les parents montrent le bon exemple en s’engageant eux-même politiquement. Les enfants doivent retenir que comme citoyens, ils ont des responsabilités à leur pays et que l’attitude apathique ne provoque pas de fort changement par le gouvernement.

En guise d’exemple, une excellente façon de démontrer à ses enfants l’importance de notre société démocratique pourrait être d’offrir, dès un jeune âge, des choix. S’il a plus d’un enfant dans la famille, un vote pourrait avoir lieu pour prendre des décisions, même s’il ne s’agit que d’un vote sur le meilleur restaurant où aller souper.. De cette façon, dès leur jeune âge, les enfants des générations à venir apprécieront ce droit qui leur est accordé.   

Finalement, il faut considérer ce que les partis face au manque d’intérêt des jeunes. En fait, l’apathie que démontrent les jeunes d’aujourd’hui est lié au fait qu’ils sentent qu’ils ne sont pas importants pour ces partis. Les partis politiques cherchent le plus grand volume de votes et celui-ci ce retrouve surtout dans le groupe d’âge des « baby boomers » Pour réussir à avoir le plus grand nombre de votes, certains partis vont opter pour publiciser les aspects de leur platforme qui plaisent à ce secteur démographique particulier. Ce n’est pas pour dire que les jeunes ne partagent pas avec les plus vieux certains points communs des partis politiques; une recherche démontre d’ailleurs que les soins de santé étaient la question la plus importante pour eux.  Cependant, les jeunes ont besoin d’observé qu’il y a une cause à leur nom, qu’ils ne sont pas oubliés.

Mais face à une question qui concerne les jeunes spécifiquement, tel que les frais de scolarité qui augmentent, il y a un manque du côté des partis. Comme le démontre la figure 1, en annexe, depuis les élections de 1993-1994, les frais de scolarité dans certaines provinces ont augmenté de plus de 100%. La solution est-elle de bloquer les frais? Les jeunes au sein d’organisations comme Canadian Federation of Students luttent pour freiner l’augmentation des frais de scolarité. Certains partis s’addressent à ce sujet  dans leurs platformes tandis que d’autres hésitent de lui approcher .  Si freiner les frais n’est pas la solution, quelle est la meilleure démarche à prendre? Les politiciens ne doivent pas avoir peur d’approcher ce sujet. Leurs réponses vagues ne font qu’augmenter l’angoisse des jeunes face aux politiciens et la politique.    

Le manque d’intérêt chez les jeunes d’aujourd’hui face à la politique est évidemment un sujet délicat. Même si ce n’est pas la faute d’un groupe particulier; le gouvernement, les parents et les partis politiques doivent assumer leurs rôles comme éducateurs aux jeunes et sérieusement s’engager à changer leurs opinions. Cependant, les jeunes doivent eux aussi être prêt à addresser leur propre apathie.  Le courant individualiste n’est pas une mauvaise chose. Par contre, la politique demande que les individus s’intéressent au monde autour d’eux et non seulement ses propres affaires.  La politique ne peut rejoindre le plus grand nombre de citoyen, seulement lorsqu’ils le demandent. La politique est un cercle vicieux et les changements n’ont lieu que lorsqu’il y a une vraie demande. L’écrivain français Alexandre Dumas nous offre cette pensé « Le travail est indispensable au bonheur de l’homme; il l’élève, le console, et peu importe la nature du travail, pourvu qu’il profite à quelqu’un : faire ce qu’on peut, c’est faire ce qu’on doit. »

Bibliographie

1. « Policy and History of Education in Ontario » 12 avril 2002. Mr. C. Turner. 26 mars 2008
http://www.scribd.com/doc/111050/Policy-and-History-of-Education-in-Ontario

2. Conseil scolaire de district catholique  Centre-Sud.  Prospectus 08.09

3. « Répartition du temps et charge de cours » 7 septembre 1998. Éducation secondaire
au Canada : guide de transfert de l'élève 1998. 26 mars 2008 http://www.cmec.ca/tguide/1998/francais/05.stm#on

4. « Volonté de participer : l’engagement politique chez les jeunes adultes » Hiver 2005. Anne milan. Statistique Canada. 26 mars 2008. http://www.statcan.ca/bsolc/francais/bsolc?catno=11-008-X20050038965

5. « The Real Story on Tuition Fees » 12 mai 2005. Parti Libéral. 26 mars 2008.  http://www.bcliberals.com/EN/464/7199?PHPSESSID=e57de768969e7a7e23cdae322f044dd6

6. « 2006 ELECTION EDUCATION  QUESTIONNAIRE » © 2008 Canadian Alliance of Student Associations (CASA). Think Education. 26 mars 2008
http://www.thinkeducation.ca/where_they_stand.asp

7. Ripert, Pierre. Dictionnaire des citations de langue françaises. Paris : Bookking International, 1995. p.407

8. « Tuition Fees and Funding» © 2002-2008 Canadian Federation of Students (-Services). 26 mars 2008 http://www.cfs-fcee.ca/html/english/campaigns/background.php

 
 

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